Église Saint-Nicolas de Toulouse en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique méridionale

Église Saint-Nicolas de Toulouse

  • Quartier Saint-Cyprien
  • 31000 Toulouse
Église Saint-Nicolas de Toulouse
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Église Saint-Nicolas de Toulouse 
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1300
Reconstruction gothique
Milieu du XVe siècle
Construction de la nef
1554
Bas-relief de Bachelier
1562
Porte Renaissance
Fin du XVe siècle
Sculptures et tympan
1845-1847
Construction de l'orgue
1875
Crue de la Garonne
1891-1894
Fresques de Bénézet
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Nicolas (cad. AD 95) : classement par arrêté du 24 juillet 1986

Personnages clés

Guillaume Catel Historien toulousain du XVIIe siècle ayant documenté l'église.
Pierre Viguier Sculpteur dont l'atelier a réalisé le haut-relief de l'adoration des mages.
Jean Constantin Architecte attribué à la construction de la nef.
Bernard Bénézet Peintre des fresques illustrant la vie de saint Nicolas.
Étienne Rossat Sculpteur ayant travaillé sur le retable du chœur.
Jean-Baptiste Despax Peintre ayant contribué au retable du chœur.
Nicolas Bachelier Sculpteur ayant créé un bas-relief en 1554.
Jean-Louis Ajon Sculpteur d'une Pietà dans l'une des chapelles.
André Marie Daublaine Facteur d'orgue ayant construit la console en 1848.
Louis Callinet Facteur d'orgue ayant construit la console en 1848.
Émile Poirier Facteur d'orgue ayant remanié la console en 1857.
Nicolas Lieberknecht Facteur d'orgue ayant remanié la console en 1857.

Origine et histoire de l'Église Saint-Nicolas

L'église Saint-Nicolas est située au 36 grande-rue Saint-Nicolas, dans le quartier Saint-Cyprien sur la rive gauche de la Garonne, à Toulouse, en Haute-Garonne. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis le 24 juillet 1986. Selon l'historien toulousain du XVIIe siècle Guillaume Catel, l'édifice est dédié à saint Nicolas, patron de ceux qui voyagent par eau, une dévotion sensible dans un quartier souvent victime des crues de la Garonne, notamment celle de 1875. Reconstruite en 1300 dans le style gothique méridional, l'église présente un clocher octogonal de style toulousain évoquant ceux de la basilique Saint-Sernin et de l'église des Jacobins, avec des baies géminées couvertes d'arcs en mitre; le portail s'ouvre à la base du clocher sur la grande-rue Saint-Nicolas. Sur le tympan du portail, un haut-relief classé représentant l'adoration des mages est attribué à l'atelier de Pierre Viguier, actif à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, et la Vierge à l'Enfant du tympan a été rapprochée stylistiquement de la statue dite Notre Dame de Grasse. Des mirandes visibles sous la couverture de la nef témoignent de la présence d'un chemin de ronde couvert. La nef, de style gothique méridional et attribuée à Jean Constantin, date du milieu du XVe siècle et est divisée en cinq travées; elle est ornée de peintures du dernier tiers du XIXe siècle, dont six fresques de Bernard Bénézet peintes de 1891 à 1894 et illustrant des épisodes de la vie de saint Nicolas, du concile de Nicée aux miracles et aux œuvres de charité. Le chœur présente un riche décor du XVIIIe siècle; son retable, réalisé par le sculpteur Étienne Rossat et le peintre Jean-Baptiste Despax, associe colonnes de marbre incarnat du Minervois et tableaux, avec une Apothéose de Despax en position centrale; le retable réutilise également un bas-relief de Nicolas Bachelier daté de 1554 et doré au siècle suivant. Parmi les six chapelles, on remarque une Pietà de Jean-Louis Ajon et, dans deux autres chapelles, une porte Renaissance datée de 1562 ainsi que des fresques du XVIe siècle représentant notamment des scènes de la Passion. La partie instrumentale de l'orgue a été exécutée entre 1845 et 1847 par l'atelier Daublaine et Callinet, remplaçant un orgue antérieur revendu à Théodore Puget et transféré en 1867 à l'église Saint-Blaise-et-Saint-Roch de Seysses; l'instrument est classé au titre des monuments historiques. La console, en fenêtre, comporte trois claviers manuels — grand orgue (9 jeux), positif (6 jeux) et récit expressif (9 jeux) — ainsi qu'un pédalier droit à l'allemande (5 jeux); elle a été réalisée par André Marie Daublaine et Louis Callinet en 1848 et remaniée en 1857 par Émile Poirier et Nicolas Lieberknecht, et cette partie est classée au titre des monuments historiques. Le buffet néogothique, composé d'un grand corps et d'un positif de dos factice à deux tourelles, est lui aussi classé au titre des monuments historiques.

Liens externes